Alex SYLLA-BUSCHPsychopraticien

Difficultés accompagnées

Aider un enfant ou un adolescent qui doute beaucoup de lui

Anxiété, peurs, ruminations, peur de l’échec, pression scolaire, dévalorisation. Quand l’anxiété ou le manque de confiance empêchent l’enfant ou l’adolescent d’avancer sereinement.

L’anxiété n’est pas une faiblesse

L’anxiété est une réaction naturelle. Elle devient problématique lorsqu’elle prend trop de place et empêche l’enfant ou l’adolescent de faire des choses dont il est capable.

Le manque de confiance en soi s’installe souvent progressivement, nourri par des expériences difficiles, des comparaisons, ou le sentiment de ne pas être à la hauteur. L’anxiété et la perte de confiance se renforcent mutuellement : plus on doute, plus on évite, et plus on évite, plus on doute.

L’accompagnement vise à comprendre les sources de l’anxiété, à développer des stratégies concrètes pour la gérer, et à renforcer progressivement la confiance et l’estime de soi.

Ce que l’enfant ou l’adolescent peut exprimer

L’anxiété et le manque de confiance se manifestent parfois par des phrases que l’enfant ou l’adolescent répète :

« Je suis nul. »
« Je n’y arriverai jamais. »
« Tout le monde est meilleur que moi. »
« Et si je me trompe ? »

Ces phrases ne doivent pas toujours être interprétées comme de simples paroles passagères. Elles peuvent révéler une confiance fragilisée, une grande peur de l’échec ou une anxiété installée. Les entendre et les prendre au sérieux est déjà un premier pas.

Des signaux qui peuvent alerter

Un accompagnement peut être pertinent lorsque ces situations deviennent fréquentes et qu’elles pèsent sur le quotidien :

  • Des peurs ou des inquiétudes qui reviennent souvent
  • Des ruminations : l’enfant ou l’adolescent repense sans cesse aux mêmes choses
  • Une peur de l’échec qui le paralyse devant les tâches
  • Une pression scolaire ou sociale ressentie comme insurmontable
  • Une dévalorisation constante : « je suis nul », « je n’y arriverai jamais »
  • Des maux de ventre ou des troubles du sommeil liés à l’anxiété
  • Un évitement des situations qui font peur
  • Un besoin constant de réassurance

Des pistes concrètes pour retrouver confiance

L’accompagnement ne consiste pas à répéter à l’enfant qu’il est « capable ». Il s’agit de développer avec lui des stratégies concrètes et adaptées :

  • Comprendre les sources de l’anxiété et ce qui la nourrit
  • Reconnaître les pensées qui dévalorisent et apprendre à les questionner
  • Développer des stratégies concrètes pour gérer l’anxiété au moment où elle survient
  • Identifier les forces et les réussites, même petites
  • Renforcer progressivement la confiance par des expériences réussies
  • Ajuster l’environnement pour réduire les sources de pression inutiles

L’objectif est d’aider l’enfant ou l’adolescent à retrouver confiance en ses capacités, non en lui disant qu’il est fort, mais en l’accompagnant vers des expériences qui le lui prouvent.

FAQ

Questions fréquentes

L’anxiété chez l’enfant ne se manifeste pas toujours par des paroles explicites. Elle peut passer par des maux de ventre, des troubles du sommeil, une irritabilité, un évitement de certaines situations, ou un besoin constant de réassurance. Lorsque ces signes reviennent souvent et qu’ils pèsent sur le quotidien, un accompagnement peut aider à comprendre ce qui se joue et à mettre en place des stratégies concrètes.

Une phrase isolée n’est pas nécessairement alarmante. En revanche, si la dévalorisation devient fréquente et qu’elle empêche l’enfant de faire des choses dont il est capable, cela peut révéler une confiance fragilisée. L’accompagnement vise à comprendre d’où vient ce sentiment et à aider l’enfant à reconnaître ses capacités, sans nier ce qu’il ressent.

Oui. La pression scolaire, la peur de l’échec, le regard des autres, les évaluations ou l’orientation peuvent générer une anxiété importante. Celle-ci peut se traduire par un refus d’aller à l’école, des difficultés de concentration, des troubles du sommeil ou une dévalorisation. L’accompagnement aide à comprendre les sources de la pression et à développer des stratégies pour la gérer.

Cela dépend de la situation. Pour les difficultés émotionnelles, le manque de confiance ou l’anxiété du quotidien, l’accompagnement psychopraticien peut être pertinent. En revanche, si une évaluation psychologique approfondie ou un diagnostic est nécessaire, une orientation est proposée vers le Dr Alexandre Bouvard, docteur en psychologie de l’enfant. Un premier rendez-vous permet de déterminer ensemble la démarche la plus adaptée.

Il n’existe pas de nombre standard. La durée dépend de la situation, des objectifs et de l’évolution observée. Un premier rendez-vous permet d’évaluer ensemble les besoins et de proposer un cadre adapté. L’accompagnement s’ajuste progressivement en fonction des changements constatés.

Quand le doute prend trop de place, il peut être utile de commencer par le comprendre.

Un premier rendez-vous permet de faire le point sur la situation et de déterminer ensemble si mon accompagnement correspond aux besoins de votre enfant ou de votre adolescent.